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5 janvier 2018

Zoom sur vos Régions :
Si la Bourgogne m’était Comté

paru dans Le Mensuel des Maisons de Retraite

Pour démarrer un cycle qui nous amènera dans toutes les régions de France, nous avons choisi la région qui sera dans 20 ans la plus « vieille » de France juste derrière le Limousin. Zoom donc sur la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté, sur ses caractéristiques, sur ses acteurs.



 

La Franche-Comté, terre de Paulette Guinchard

Parmi les grands crus de la région, on compte bien entendu Paulette Guinchard-Kunstler. Notre Paulette nationale est en effet d’abord doubienne. C’est en 1983 que cette ancienne infirmière en psychiatrie rejoint les rangs politiques en tant qu’adjointe au Maire de Besançon puis conseillère régionale avant d’être élue députée de la deuxième circonscription du Doubs en 1997. À la suite de son rapport “Vieillir en France” remis au gouvernement Jospin, elle devient secrétaire d’Etat aux personnes âgées en 2002 et met notamment en place l’APA.


Les acteurs clés sur le terrain

Ehpad public géant, la Maison de Retraite Départementale de l’Yonne peut accueillir 414 résidents au sein de plusieurs pôles (Alzheimer et handicap). L’établissement compte également 97 lits en foyer de vie et 13 lits en foyer d’accueil médicalisé.

 

 

Avec 19 Ehpad répartis sur l’Yonne et la Côte d’Or, des agences de services à domicile sur toute la Bourgogne et

la création depuis 2011 de ses « Villages bleus » adaptés aux personnes âgées, la Mutualité Française Bourguignonne est sans conteste un opérateur clé du territoire. Rôle qui devrait encore se renforcer après la fusion avec la Saône et Loire à venir.

 

 

La Bourgogne Franche-Comté est aussile fief du Réseau Francophone des Villes Amies des Ainés, dont le siège est situé à Dijon. La ville a d’ailleurs été l’une des première à être labellisée en France en 2010… et l’une des plus assidue puisqu’elle a créé pour l’occasion « Divaa » (Dijon Ville-amie des aînés), afin de fournir une identité à cette démarche et donner une réalité et une visibilité à ce processus porté par la ville pour améliorer la qualité de vie des seniors.

 

 

Pour contribuer au développement de la recherche et de l’innovation dans les domaines transverses de la gérontologie, plusieurs acteurs de Bourgogne et de Franche-Comté décident de créer en 2012 le pôle de gérontologie interrégional (devenu pôle de gérontologie et d’innovation). Une association devenue au fil du temps un pôle d’expertise pluridisciplinaire reconnu sur les questions liées au vieillissement.

 


 

 


 

3 questions à Anne-Laure MOOSER MOULAA

Directrice de l’Autonomie de l’ARS Bourgogne Franche-Comté

Pour les Ehpad, 2017 fut l’année de la réforme CPOM – EPRD. Quel bilan dressez-vous de cette première année sur la région ?

Le bilan est plutôt positif ! 2017 nous a permis de bien comprendre la réforme et le rôle attendu des ARS et CD. Nous avons proposé aux 8 départements de la région de nous former ensemble au nouvel outil EPRD et de travailler conjointement sur les CPOM. Nous avons ainsi acté une trame unique pour toute la région. Cela a pris du temps mais on part ainsi sur une dynamique commune entre CD et ARS. Et 2017 a également été une année tournée vers les établissements, dans une logique plutôt pédagogique, chacun apprenant l’un de l’autre.

Cette année a également été marquée par les mouvements de grève à Foucherans d’abord puis partout en France. Quelles leçons tirez-vous de cette crise ?

Dès le début, l’ARS a été très à l’écoute mais on s’est aperçu assez vite que le conflit était entre employés et employeurs notamment sur la revalorisation salariale et qu’il relevait donc de la sphère privée dans le cas de cet Ehpad commercial. Je ne sais pas si l’ARS est en position de donner des conseils mais il me semble que dans ce genre de situation, il faut s’appuyer sur les fédérations et sur un médiateur. Dans le cas de Foucherans, c’est le recrutement de celui-ci qui a débloqué la situation. Aujourd’hui, cette grève nous interroge sur le fonctionnement même des Ehpad.

Pour les années à venir, quelle est la priorité de la région sur le champ des Ehpad ?

Sur le secteur des personnes âgées, nous souhaitons avant tout structurer notre offre régionale en tenant compte des spécificités des 8 départements. Le Doubs, par exemple, maintient un taux d’équipement en Ehpad plutôt bas par rapport à la moyenne régionale car il souhaite se concentrer sur son offre d’aide au maintien à domicile. Il faut donc structurer l’offre en tenant compte de ces stratégies. Nous menons également une réflexion sur la place de l’Ehpad sur le territoire, comme plateforme de service par exemple. Enfin, nous souhaitons nous concentrer sur la pédagogie auprès des établissements pour les aider à anticiper la réforme et les sensibiliser à ce nouveau mode de gouvernance.

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