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3 juillet 2014

Vers une extension du droit
de prescription des médecins co ?

Le Syndicat National de Gérontologie Clinique réagit à l’interprétation qui est faite de la notion de soins requis dans le guide 2014 de formation Pathos. Et relance le débat sur les missions du médecin coordonnateur.

Le SNGC (Syndicat National de Gérontologie Clinique) n’y va pas par quatre chemins. Son président, Michel Salom, a adressé un courrier lapidaire au directeur et à la présidente du conseil scientifique de la CNSA.

L’objet de son courroux ? Une phrase malheureuse dans le guide 2014 de formation Pathos, qui définit la notion de soins et réaffirme par la même occasion le rôle prééminent du médecin traitant.

Combat des chefs

Cela n’aura échappé à personne, c’est en page 5 du guide. Les soins requis doivent obéir à trois caractéristiques.

Premièrement, ils doivent être « utiles » et s’inscrire dans le cadre des recommandations de la HAS, des sociétés savantes, etc. Deuxièmement, ils doivent être « faisables et acceptés » compte tenu de l’état de santé du patient. Troisièmement – et c’est ce qui fait bondir le SNGC –, les soins requis doivent être « voulus aussi par le médecin traitant du résident, prescripteur des bilans et des soins pour son patient ».

Dans son courrier, Michel Salom le dit tout net : « Si le médecin coordonnateur pense qu’un soin est requis, son avis doit primer même s’il n’est pas voulu par le médecin traitant. » Et de citer le décret fixant les missions du médecin co. Le président du syndicat en profite pour moquer les rédacteurs du guide, se demandant comment diable le médecin co pourrait-il bien être au courant des desideratas de son confrère.

Libre choix

Au-delà des mots, c’est bien la question des missions qui est posée. A quoi ressemblera le médecin co de demain ?

Lundi 23 juin, c’est-à-dire à peine quelques jours plus tôt, Michel Salom rencontrait la secrétaire d’Etat chargée des personnes âgées, Laurence Rossignol. « Nous lui avons notamment suggéré qu’il faudrait enfin, partout où cela pourrait être possible, que le médecin coordonnateur en Ehpad devienne aussi légalement prescripteur », rapporte le Dr Salom.

Une telle mesure aurait non seulement pour effet de mettre un terme aux conflits qui peuvent opposer les coordonnateurs aux autres médecins ou au conseil de l’ordre, mais aussi d’étendre aux médecins coordonnateurs le principe du libre choix.

Rappelons qu’actuellement, un médecin co ne peut prescrire à son patient que s’il le suivait préalablement à son entrée dans l’établissement ou dans les cas d’urgence. Le SNGC propose d’inverser le raisonnement et d’offrir le choix au résident de désigner le médecin co comme son médecin traitant.

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