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7 septembre 2012

Un « parcours républicain » pour les personnes âgées

La ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie, Michèle Delaunay, veut accompagner les personnes âgées « de la sortie de la vie professionnelle à la fin de vie ». Pour cela, elle veut mettre en place ce qu’elle appelle un « parcours républicain ». C’est ce qu’elle nous a expliqué, le 3 septembre dernier.

Elle aime rappeler ces chiffres : en 1945, à la création de la Sécu et donc de l’assurance vieillesse avec la retraite à 65 ans, l’espérance de vie était de 67,5 ans pour les femmes et inférieure à 65 ans pour les hommes. « Tout est radicalement différent aujourd’hui ; or jusqu’alors, la révolution de l’âge, la nécessaire politique de l’âge, n’a pas été pensée globalement », assure la ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie, « malgré de belles avancées comme l’APA ». Le credo de Michèle Delaunay, donc, c’est le parcours qui dure maintenant 30, voire 40 ans, entre la sortie de la vie professionnelle et la fin de vie. « Le parcours est plus long et le nombre de personnes concernées plus élevé », poursuit la ministre, qui le compare avec celui, « très balisé », de l’enfance, qui ne dure que 18 ans.

« Pour les enfants, peu d’inquiétudes : les parents sont guidés, accompagnés, avec la PMI, l’école obligatoire, la médecine scolaire, etc. La personne qui sort de la vie professionnelle est au contraire sans repère et sans garantie, alors qu’elle entre dans une période où l’inquiétude grandit, par exemple sur sa capacité à rester vivre chez elle », poursuit Michèle Delaunay. D’où son idée de « parcours républicain », qui passerait notamment par une politique de prévention du vieillissement plus soutenue, avec des rendez-vous médicaux réguliers par exemple.

Cette réflexion, encore aux prémices, devrait trouver sa concrétisation dans le projet de loi autour du vieillissement promis par le candidat Hollande pendant la campagne électorale. Un projet de loi qui devrait s’articuler, précise déjà Michèle Delaunay, autour de « trois actes » : la prévention, l’anticipation du vieillissement, l’adaptation de la société au vieillissement, et la prise en charge de la perte d’autonomie.

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