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12 octobre 2011

Tout le monde se lève pour…

L’audition des ministres en charge du budget de la Sécu devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, ce mercredi 12 octobre, a été plus qu’animée. Mais Roselyne Bachelot a néanmoins pu y glisser quelques infos sur le secteur médico-social. 

Scène inhabituelle pour une séance en commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale. A peine cinq minutes après l'arrivée de Xavier Bertrand, ministre de la Santé, et de Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, venus présenter les grandes lignes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012, une grande partie des députés de l'opposition quittent la salle à grand bruit.

La raison de cette agitation inédite serait – du moins en apparence – la réponse sèche de Xavier Bertrand à une question du député socialiste Régis Juanico, portant notamment sur la nouvelle taxation des complémentaires santé et l'importance du reste à charge médical. « Ca ne sert à rien de dire en permanence que tout va mal, attaque le ministre. Comment expliquerez-vous, si vous êtes un jour amenés à gérer ces questions là, que tout s'améliore d'un simple coup de baguette magique, simplement parce que vous êtes au pouvoir ? On ne peut pas faire de la démagogie sur la santé, qui est une affaire trop sérieuse. »

Le ministre de la Santé invite enfin les députés de l'opposition, plutôt que de protester, à se joindre aux efforts de la majorité pour faire pression sur les complémentaires santé, afin de ne pas répercuter la hausse de cette taxe sur les Français. C'est la goutte d'eau qui visiblement fait déborder le vase des députés de gauche, qui contestent le choix de cette nouvelle taxation.

Les engagements de Roselyne Bachelot pour le médico-social

Après cette vigoureuse passe d'arme politique, qui se solde par une salle presque à moitié vidée de ses parlementaires, le fond du PLFSS peut enfin être abordé. C'est l'occasion pour une Roselyne Bachelot, qui s'était jusqu'ici faite discrète, d'affirmer certains engagements pour le médico-social.

Sur le projet de nouvelle tarification des services de soins infirmiers à domicile (Ssiad), la ministre précise que les services de l'Etat sont encore en attente d'une étude objectivant les coûts des services. « En 2012, si je ne suis pas certaine des conséquences de la nouvelle tarification sur les services, je retiendrai la réforme, afin de ne pas déstabiliser certains services », énonce toutefois Roselyne Bachelot, répondant ainsi aux inquiétudes des professionnels quant à de possibles « perdants » du nouveau système.

Sur une réforme de la tarification des Ehpad, introduisant l'idée d'un financement complémentaire variable en fonction de critères de qualité (à définir), inscrite dans le PLFSS 2012, la ministre annonce qu'une expérimentation sera prochainement menée dans plusieurs ARS avec des établissements en tarif partiel.

  

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