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© Julien Bourgeois

31 décembre 2018

Mouna et Takoua, parcours de directrices

Elles s’appellent Mouna, Takoua, Grâce, Stamena ou Dalila. Elles sont des femmes. Françaises. D’origine étrangère. De Tunisie, du Cameroun ou de Bulgarie. Sauf la benjamine, Takoua, 27 ans, qui a rapidement passé son Mastère ou Stamena, qui a débuté comme secrétaire, elles sont toutes passées par une fonction de soignante. Infirmière, voire même aide-soignante. Elles sont toutes aujourd’hui directrices d’Ehpad. A la tête d’établissements employant plusieurs dizaines de salariés.

Ce qu’elles nous disent ? Que dans le monde des Ehpad, tout est possible pour peu qu’on soit motivée. Que le secteur médico-social a rendu possible ce qui ne l’aurait peut-être pas été ailleurs. Et que l’appartenance à un groupe, commercial comme Orpéa, ou associatifs comme Arpavie, Adef ou SOS, permet à l’évidence une accélération encore plus grande de cet ascenseur social dont elles sont toutes ici le symbole.

Leur origine étrangère ? Pour elles, ce n’est pas la question. Stamena remercie la France. Grâce et Dalila n’évoquent même pas le sujet. Quant à Mouna et Takoua, d’une génération plus jeune, elles concèdent du bout des lèvres que cela a pu être un handicap pour trouver un poste. Mais pas pour y réussir et encore pour y progresser.

Elle s’appelle Mouna Moussa. « Quand je débarquais en intérim dans un établissement qui ne m’avait encore jamais ni vu, ni entendu, ils s’attendait à voir arriver un grand sénégalais de 1,80m ». Mais dans le cas présent, Moussa n’est pas le prénom d’un grand sénégalais mais le patronyme d’une grande, belle et élégante jeune femme de 38 ans, française d’origine tunisienne.

Née en 1980 dans le quartier populaire des Cévennes à Montpellier de parents tunisiens arrivés en France dans les années 70, aînée d’une fratrie de 5 enfants, Mouna sort de sa scolarité initiale avec un BTS de communication et d’action commerciale qu’elle va suivre en alternance au sein d’un journal local consacré à… l’agroalimentaire. Puis, elle va rapidement se diriger vers le secteur de la santé. Secrétaire médicale au Centre Dépistages 34, elle décide d’entamer à 23 ans des études d’infirmière. Après un premier échec à Montpellier, elle décide de passer le concours d’IDE à l’Hôpital Ville-Evrard à Neuilly-sur-Marne dans le « 9-3 ». Là, elle va passer trois ans dans un environnement particulier puisque cet hôpital est spécialisé en psychiatrie.

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