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16 juillet 2018

Les directions communes, un outil de plus en plus commun

Dans un contexte de mise en commun des ressources, le recours aux directions communes prend de l’ampleur depuis plusieurs années. Qu’elles soient inter Ehpad ou mixtes, elles posent des questions qui dépassent l’unique problématique de la coopération entre établissements.

En introduction de son dernier rapport au Parlement sur les recompositions hospitalières, la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) salue « la dynamique constante d’effort de coopération des établissements ». Une dynamique bien alimentée par le médico-social en ce qui concerne les directions communes, une des quatre opérations de recomposition qu’analyse ce très factuel rapport. Et pour cause, le nombre de directions communes intra médico-sociales a crû de 31% entre 2014 et fin 2017, le pourcentage étant identique pour l’évolution des directions communes mixtes.

Des regroupements imposés ?

C’est d’abord le très consensuel motif de « coopération territoriale » qui est mis en avant par la DGOS pour expliquer ce chiffre. Mais parallèlement à ce « levier primordial de transformation », Séverine Laboue soulève deux constats. Le premier est d’ordre conjoncturel, c’est le déficit du nombre de directeurs d’Ehpad publics. Le second obéit lui à une logique budgétaire. La directrice du Groupe Hospitalier Loos Haubourdin, coutumière de ces regroupements, explique que « les directions communes représentent une prime de 500 euros pour le directeur si les deux Ehpad qu’il dirige font plus de 200 lits, et 200 euros si on est en dessous de 200 lits ». Pas besoin d’être grand clerc pour entendre l’argument de l’économie d’un poste de directeur.

De là à imaginer une plus grande incitation (injonction ?) aux directions communes de la part des pouvoirs publics ? Séverine Laboue en est convaincue : « pour nous, structures publiques, cela va nous être imposé […] Dans l’optique d’une territorialisation des politiques visant l’amélioration du parcours de santé d’une part et la maîtrise budgétaire d’autre part, les autorités sont complètement décomplexées pour forcer au regroupement ». Son conseil ? Choisir plutôt que de subir. Et c’est précisément ce qu’a fait Céline Bigeau, directrice des Ehpad publics La Brunetterie à Sèvres-Anxaumont et Les Châtaigniers à Chauvigny. Après des périodes d’intérim dans les deux structures, cette dernière a souhaité le passage à une direction commune, entériné au 1er janvier 2013. Le jeu en valait la chandelle puisque ces établissements travaillaient déjà ensemble dans le cadre d’une coopération entre les 4 Ehpad autonomes du département de la Vienne.

Quand mutualisation rime avec réflexion 

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