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26 mai 2016

Le risque de dépendance peu pris en compte par les français

Aujourd’hui 1,2 million, les personnes âgées en France en perte d’autonomie seront 2 millions en 2040. L’accompagnement de ces personnes est donc plus que jamais un défi pour nos sociétés et pour chaque individu, qui pourra être concerné. Pour comprendre comment les Français anticipent ce risque de perte d’autonomie, la Fondation Médéric Alzheimer a mené une enquête dont elle vient de publier les résultats.

Début mai, la Fondation a publié les résultats de son enquête nationale PATED 2, menée en collaboration avec TNS-SOFRES et l’Ecole d’Economie de Paris pour évaluer les comportements des français face au risque de perte d’autonomie. Cette étude, menée auprès d’un « échantillon représentatif de 3 390 individus âgées de 50 à 79 ans » porte sur les attentes et les anticipations face au risque de dépendance. Elle est structurée autour de 30 questions regroupées en 5 thèmes : la perception du risque dépendance, la perte d’autonomie dans l’entourage, la perception de l’aide informelle, l’assurance publique et enfin, la couverture assurantielle.

Risque de dépendance : le déni

Les principaux résultats de l’enquête montrent que le risque de dépendance n’est pas encore pris en compte par une proportion importante des « seniors » : 63% déclarent ne pas être préoccupés du tout par ce qu’ils deviendront après 80 ans, 42% ne souhaitent pas entendre parler du risque d’être un jour dépendant et 27% pensent qu’ils ne le seront jamais. Les personnes confrontées à la perte d’autonomie dans leur entourage, toutefois, envisagent plus facilement d’être elles mêmes un jour dépendantes.

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Une prise en charge familiale

En écho à ce « déni », la grande majorité des seniors interrogés a exprimé sa volonté d’éviter autant que possible de séjourner en maison de retraite :

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La famille est toujours envisagée comme la principale source d’accompagnement puisque 47% des personnes interrogées déclarent que leur famille apportera toute l’aide sont ils auront besoin. Seulement 4%, toutefois, veulent être aidés par leurs enfants, un tiers souhaite être aidé par leur conjoint et un quart par des professionnels.

L’étude est riche d’enseignements intéressants donc, mais le véritable intérêt de ce baromètre sera dans le temps, pour suivre l’évolution des attentes des français face au risque d’être un jour dépendant et anticiper éventuellement leur comportement futur.

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