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© Margot L'Hermite

26 décembre 2019

Le Rapport Dufeu Schubert

A la demande du Premier Ministre, la députée LREM de Loire-Atlantique Audrey Dufeu Schubert a remis le 12 décembre à Agnès Buzyn un rapport sur l’âgisme et la place des seniors dans la société. Un rapport iconoclaste où la députée parle de tout y compris de ce qui n’a aucun rapport avec la saisine. Histoire de prendre date au moment où il faudra choisir... le rapporteur de la loi.

Pas de bol. Alors que la députée de Saint-Nazaire préparait son rapport consciencieusement depuis des mois, voilà qu’on lui propose de le remettre à la Ministre quand toute la France est bloquée par un mouvement de grève portant sur les retraites… Autant dire que ce travail n’a pas eu l’écho médiatique qu’il aurait mérité. Qui plus est, il intervient au moment où on ne sait plus vraiment quelles sont les intentions du Gouvernement en matière de calendrier de la loi Grand Âge.

Pour autant, si la question de l’âgisme était présente ici ou là en filigrane dans d’autres rapports, c’est la première fois qu’un parlementaire y consacre un travail spécifique. Une question qui tient à cœur d’Audrey Dufeu Schubert puisque, comme elle le rappelle en introduction, elle a eu dès l’âge de 18 ans à s’occuper de personnes âgées en long séjour. IDE de formation, elle est ensuite devenue directrice d’un SSR avant d’être élue députée en 2017.

Apparu en 1969 aux Etats-Unis, le terme d’âgisme est encore discuté en France. D’ailleurs la saisine du Premier Ministre ne contient jamais ce mot alors qu’il figure dans le titre même du rapport de la parlementaire. D’entrée de jeu, la députée insiste sur les « discriminations positives » qui devraient être le moyen pour que les personnes âgées soient représentées là où leur voix devrait être entendue : conseils d’administration des hôpitaux, Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ou des OPHLM. Elle souhaite ensuite la conquête de droits nouveaux (droit à la mobilité, à la compensation des incapacités, à la formation…) qui désignés ainsi paraissent bien formels. Elle demande aussi que la parole des personnes vieillissantes soit mieux entendue en Ehpad mais propose pour cela une solution qu’on pourra jugée inadéquate : la révision de la grille AGGIR.

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