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28 novembre 2012

Le collectif des services à domicile veut aussi réformer l’aide aux familles

Réuni mercredi 21 novembre lors de son 3e comité national de pilotage sur la réforme de la tarification des services d'aide à domicile, le collectif de l’aide à domicile est venu dire sa volonté de réformer, aussi, les activités famille des services.

Si les services d’aide aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap sont désormais bel et bien lancés dans la course aux expérimentations de l’ADF et du collectif sur le nouveau mode de tarification, l’aide aux familles, elle, est encore exclue de ces préfigurations. Pourtant, ce champ des services aussi souffre de nombreuses difficultés structurelles et mériterait d’être réformé en profondeur, explique Marie-France Bernard, déléguée intervention sociale à Adessadomicile. Reste à charge des interventions trop important, mauvaise lisibilité des services par les conseils généraux, tarif horaire mal adapté à l’activité et au prix de revient réel des interventions sont autant de difficultés qui, selon le collectif, handicape cette activité.

Bataille pour le PLF 2013

C’est donc dans cette perspective que le collectif des 16, qui prépare actuellement un troisième cahier des charges destiné à l’intervention sociale et familiale, a concocté « Pourquoi réformer la tarification des services d’aide aux domiciles des familles ? » à destination de ses « partenaires, la ministère déléguée à la Famille, l’ADF, la Cnaf et la MSA ». Le document y décortique 14 spécificités des Saad famille, accompagnées, à chaque fois, de préconisations. Objectif ? Convaincre les pouvoirs publics d’intégrer, via un amendement au PLF 2013, l’activité famille dans les expérimentations de nouvelle tarification prévues en 2013 et reconnues dans l’article 150 du PLF 2012. Un signe positif a déjà été donné, se réjouit Marie-France Bernard, car la Direction générale de la cohésion sociale a dit « comprendre nos demandes et nos besoins ». Quant à la Cnaf, elle s’accorde, elle aussi, sur le diagnostic et l’analyse formulés par le collectif. « Elle est favorable à nos travaux, mais elle ne peut pas encore s’engager sur les préconisations », indique encore Marie-France Bernard. Et puis, dans les 20 conseils généraux identifiés comme prêts à s’engager dans ces expérimentations, quelques uns, déjà, se sont prononcés pour l’introduction de l’aide aux familles à domicile. « Quelque chose émerge », conclue, pleine d’espoir, la déléguée intervention sociale à Adessadomicile.

Marie-France Bernard, déléguée intervention sociale à Adessadomicile
Crédit photo : © Patrick Dagonnot – EHPA Presse

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