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30 janvier 2012

L’arbre qui ne cache pas la forêt

Ce vendredi 20 janvier, Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, avait choisi de s’extirper de la grisaille parisienne par une escapade dans le Var à la rencontre des professionnels. Et avec un programme chargé pour cette visite éclair d’un centre d’accueil de jour, d’un Ehpad et d’un complexe de résidences services.  

Nous l’avons suivie pour vous dans la résidence Bellestel, de la Mutuelle du Bien Vieillir (MBV), à la découverte du concept « Vitae Clementia » qui commence à faire son chemin dans le landernau des Ehpad. Elle est arrivée comme à son habitude tout sourire, la poignée de main facile et une verve toute chiraquienne. Impressionnée par l’architecture contemporaine de cet établissement flambant neuf, ouvert au printemps dernier, elle n’a pu s’empêcher de commencer sa visite par une séance photos improvisée sur la terrasse panoramique nichée au cœur du massif de l’Esterel. Sans doute l’air de la baie de Cannes située à quelques encablures de notre Ehpad…

Mais revenons à nos résidents. Impressionnée par les murs, Roselyne Bachelot avait cependant à cœur de vérifier qu’ils ne cachaient pas un concept creux, une prise en charge décevante derrière le vernis d’une appellation latine « Vitae Clementia ». Sa méfiance légitime – combien d’établissements magnifiques visite-t-elle chaque mois ? – a tout d’abord été prise d’assaut par la verve de Pierre Montagne, directeur général de la MBV, qui volait la politesse au maire pour décliner les piliers de son concept fétiche, construit au fil des expérimentations et désormais généralisé aux 15 résidences du groupe mutualiste : la liberté des résidents, le bien-être, la place des familles et la nécessaire mobilisation de tous les collaborateurs pour agir sans moyens supplémentaires.

Mais Roselyne Bachelot voulait voir de ses propres yeux. Elle a vu tout d’abord des familles qui entrent et sortent à leur guise de l’établissement, à toute heure : « Ils ont le code et sont chez eux, ce sont les personnels qui sont les invités », tonne Pierre Montage. Elle a découvert un foyer d’accueil médicalisé (FAM), dont la dizaine de places est parfaitement intégrée à l’Ehpad permettant de mutualiser la structure et d’adapter l’offre aux besoins exprimés par les pouvoirs publics. Si les unités sont autonomes, les passerelles sont fréquentes et des amitiés se nouent entre résidents. Elle a ensuite découvert des unités de vie où les personnes âgées se lèvent quand ils le désirent, mangent quand ils le décident, se douchent à leur gré… Elle s’est longuement arrêtée devant les espaces de jeux dédiés aux jeunes enfants, s’étonnant qu’ils soient conçus pour les familles des résidents… aussi bien que pour celles des personnels.

« Si c’est flou, c’est qu’il y a un loup », disait la grand-mère d’une ancienne ministre des affaires sociales. Mais là tout semblait clair pour Roselyne Bachelot qui s’est dit impressionnée, non pas par l’architecture et les prestations haut de gamme –  tout en retournant admirer la vue – mais par le « respect de la personne, de sa liberté et de son rythme, par l’association des familles et la mobilisation des personnels. On ne voit pas cela partout, loin de là !»

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