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25 octobre 2019

L’animateur en gérontologie : un métier bien loin du « GAG »

Dans le secteur, il existe un congrès de professionnels qui remplit des centaines de chaises chaque année depuis près de 15 ans. C’est le Congrès National de l’Animation et de l’Accompagnement en Gérontologie organisé par le G.A.G., le Groupement des Animateurs en Gérontologie.

C’est en 2003 que se sont tenus les premiers Etats Généraux de l’Animation. Cette même année, Bernard Hervy, qui porte courageusement ce dossier depuis 20 ans (cf. interview page suivante), remettait au Secrétariat d’Etat aux personnes âgées un rapport intitulé « Vie sociale des personnes âgées » comportant 33 propositions « pour esquisser l’architecture d’une politique d’animation digne de ce nom ».

Il faut bien avouer que depuis le débat public s’est bien plus concentré sur « les soins » et la « dépendance » que sur « l’animation ». Pourtant, le métier « d’animateur en gérontologie » inscrit comme tel au RNCP depuis 2007 a permis de compléter l’approche sanitaire par une approche sociale efficace. Perçu il y a encore quelques années comme une succession d’activités occupationnelles, ce métier s’est aujourd’hui largement professionnalisé, en grande partie grâce au « GAG », Groupement national des Animateurs en Gérontologie. Ses différents travaux, publications et congrès ont transformé peu à peu le terme d’«animation» en « animation de la vie sociale ».

900 animateurs sont membres du « GAG ». Chaque année, ce sont 500 personnes qui se retrouvent au Congrès National pour partager et échanger leur vision du métier. On y parle des évolutions en matière d’animation sociale et culturelle. On y évoque également la question de l’amélioration des compétences des acteurs de l’animation par une professionnalisation croissante des animateurs et des formations et diplômes professionnels plus développés et reconnus qu’avant.

Lors de la 14e édition du Congrès, qui se tiendra en novembre à Bordeaux (cf. ci-dessous), les organisateurs tiendront également les 2e États Généraux de l’Animation, 16 ans après les premiers. Car si le profil des résidents évolue, l’exercice professionnel des animateurs change aussi. « Ni silencieuse ni obéissante », la nouvelle génération d’animateurs va immanquablement redéfinir le métier d’animateur dans un contexte marqué par la proportion croissante de résidents atteints de la maladie d’Alzheimer mais aussi par la volonté de faire évoluer les Ehpad vers des plates-formes ouvertes vers le domicile.

Et comme les pouvoirs publics s’occupent finalement assez peu de l’évolution de cette profession, à elle de se prendre en main et de réfléchir à son avenir. Une réflexion qui intéresse évidemment au premier chef les directeurs d’Ehpad qui savent bien qu’au-delà de la restauration et de la qualité des soins, l’animation est un des critères que les familles regardent en premier quand elles ont à choisir un Ehpad pour un proche.


Les 26 et 27 Novembre 2019 se tiendra le 14e Congrès National de l’Animation et de l’Accompagnement en Gérontologie, à Bordeaux.

Pour réfléchir collectivement aux enjeux et donc à l’évolution à venir du métier d’Animateur en gérontologie, le GAG réunira durant deux jours experts de l’animation, professionnels d’Ehpad et autres établissements pour personnes âgées, représentants politiques, psychologues, sociologues… mais également, en fin de congrès, Jacques Toubon, Défenseur des droits qui interviendra en visio-conférence auprès du président du GAG, David SEGUELA.

Pour plus d’informations sur l’évènement et pour vous inscrire, rendez-vous sur le site www.congres-cnaag.com

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