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25 novembre 2011

L’ACPPA n’a plus « Le Sourire », suite

Une semaine après l’incident qui a conduit les résidents de l’Ehpad « Le Sourire » à rester seuls pendant une partie de la nuit, le groupe ACPPA recolle les morceaux des petits dysfonctionnements qui ont engendré ce grand problème.

C’était dans la nuit du mardi 15 novembre au mercredi 16 novembre derniers, à Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines, à la résidence « Le Sourire ». Pendant la première partie de la nuit, les 71 résidents de cet Ehpad du groupe associatif ACPPA se sont retrouvés seuls, sans personnel (lire notre newsletter précédente).

En l’état actuel de l’enquête interne, le problème vient vraisemblablement de l’équipe de jour, partie sans s’assurer que les collègues de nuit étaient bien arrivés. Quant à l’absence de l’équipe de nuit, rappelons-le, elle s’explique par un concours de circonstance ubuesque. L’une des deux salariées avait déposé dans l’après-midi un arrêt de travail… mais sans en référer à quiconque. Et la deuxième ne s’est pas présentée, en toute bonne foi, à cause d’une erreur de planning.

Aujourd’hui, le groupe ACPPA gère la crise. « L’important, évidemment, est que les résidents n’en gardent pas de traumatisme », assure Laurentia Palazzo, directeur qualité et communication du groupe ACPPA. Dès le lendemain, médecin coordonnateur et psychologue étaient sur le pied de guerre pour discuter et rassurer les résidents. Des résidents d’ailleurs surtout chamboulés par l’agitation ambiante et les journalistes faisant le pied de grue devant l’établissement. Une réunion a été organisée avec des familles forcément inquiètes – toutes ont été contactées par téléphone dès le lendemain. Un courrier leur a par ailleurs été adressé le vendredi. Néanmoins, quelques familles ont menacé de porter plainte.

Au-delà de cette communication tout azimut vers les familles, le personnel, mais aussi le maire de la commune, le conseil général et l’ARS – indispensable dans ce genre de crise – le groupe tente aussi de « tirer de cette expérience douloureuse, difficile », quelques enseignements pour l’avenir. Et il va notamment formaliser ce qui ne l’était peut-être pas assez, dans cet établissement qui a tout récemment connu deux ans de travaux, et dont la capacité avait diminué pendant ces travaux. « L’établissement a retrouvé sa capacité initiale, et le nombre de personnels correspondants. Des personnels du coup jeunes dans l’établissement, auxquels les règles et les procédures n’ont peut-être pas été assez expliquées », résume Laurentia Palazzo.

Pour en savoir plus, lire le Mensuel des Maisons de Retraite de novembre.

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