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Claudy Lebreton, président de l'ADF et Sylvain Denis, vice-président du CNRPA.
© Patrick Dagonnot - EHPA Presse

25 avril 2013

La voix des personnes âgées mieux écoutée ?

L’Assemblée des départements de France (ADF) et le Comité national des retraités et personnes âgées (CNRPA) ont signé un protocole d’accord pour mieux organiser la participation des personnes âgées aux décisions qui les concernent dans les départements. L’objectif : que leurs voix portent un peu plus loin.

Y aura-t-il désormais, sur les territoires, une représentation digne de ce nom des retraités et des personnes âgées ? Auront-ils vraiment la voix qui porte ? C’est tout l’enjeu de la réforme portée par les conseils généraux de l’ADF et le CNRPA sur les Coderpa – comités départementaux des retraités et personnes âgées, instances consultatives jusqu’ici très inégalement efficaces… et en fait pas toujours consultées.

Cette réforme toilette en profondeur à la fois la composition et le fonctionnement des Coderpa. Sur la composition, finie l’assemblée parfois pléthorique et un peu fourre-tout ; les signataires du protocole préconisent de créer deux collèges, dont le premier, « le seul en réalité qui fonde la légitimité du Coderpa », lit-on dans le protocole, regroupe entre 16 et 22 représentants d’organisations syndicales ou d’associations, représentatives au niveau local (et pas seulement national), des retraités et personnes âgées, ainsi que des personnalités qualifiées. Le deuxième collège rassemble les institutionnels (conseillers généraux, maires, ARS ; Carsat, MSA, etc .), des professionnels du grand âge ou encore des associations de consommateurs. Mais seul le premier collège peut émettre un avis ou une décision.

Côté fonctionnement, les Coderpa auront le droit de se mêler de toute question ayant un impact sur la vie quotidienne des personnes âgées, et plus seulement sur les aspects médico-sociaux relatifs à la dépendance. Ils auront le droit de s’en mêler sur saisine du président du conseil général, mais aussi sur auto-saisine. Et désormais aussi le président du conseil général aura pour obligation de consulter l’instance tous les ans, sur un bilan des avancées du schéma gérontologique. De manière générale, le protocole d’accord prévoit au moins deux réunions plénières du Coderpa par an.

Les signataires ont quasiment tout prévu, puisque le texte détaille aussi la manière dont le Coderpa et le conseil général doivent communiquer auprès du grand public sur ces travaux. Et ils envisagent également de faire plancher tous les deux ans, tous les Coderpa de France sur un même sujet.

Reste maintenant à ce que toutes ces dispositions reçoivent le blanc seing du ministère des Personnes âgées et de l’Autonomie. Les partenaires ont concocté un projet de décret qui n’attend que la signature de Michèle Delaunay. Michèle Delaunay, du coup, un peu obligée aussi de se pencher sur le rôle de l’instance nationale, le CNRPA… dont elle rencontre d’ailleurs les membres ce jeudi 25 avril.

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