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10 octobre 2013

Fonds de restructuration n°2 :
les premiers chiffres

Le premier fonds de restructuration des services d’aide à domicile avait pêché par son saupoudrage. Le second a-t-il été mieux réparti ? Les premiers éléments dévoilés mercredi par la DGCS font état d’un nombre de services aidés sensiblement équivalent, mais d’un taux plus élevé de couverture des montants demandés.

La DGCS a présenté mercredi aux fédérations représentatives des services d’aide à domicile (Saad) les premiers éléments de bilan du deuxième fonds de restructuration, basés sur les informations transmises par 23 agences régionales de santé et portant sur 90 départements.

Ce document, que Le Journal du Domicile s’est procuré, précise que 528 Saad ont reçu une aide, dont 32,7% pour la deuxième année consécutive. Le « saupoudrage » dénoncé par les fédérations de la branche associative semble donc se poursuivre, puisque le nombre définitif devrait être proche des 601 bénéficiaires du premier fonds. Le taux de rejet des candidatures serait même plus faible que l’année dernière, puisque 823 dossiers ont été déposés, dont 700 déclarés éligibles.

Parmi les 528 structures aidées, la proportion de CCAS progresse sensiblement, de 9,1% à 14,1%, tandis que celle des associations recule de 84% à 80,2%. Les entreprises sont légèrement mieux servies cette fois-ci, leur part passant de 3,2% à 4,5%.

Ces heureux élus emploient 52 860 personnes (36 173 équivalents temps plein) et effectuent plus de 51 millions d’heures d’intervention par an auprès de publics fragiles. Ces deux chiffres sont supérieurs de 50% à ceux du premier fonds. Signe que l’aide est allée à de plus grosses structures ?

En tout cas, les demandes ont été mieux évaluées, car leur taux de couverture global est passé de 37% à 56%, avec cependant des variations entre les régions de même ampleur que pour le premier fonds. Le Limousin (100% !) et Poitou-Charentes (75%) restent les plus généreuses sur ce plan. En revanche, par rapport à l’activité auprès de publics fragiles, l’Alsace (2 443 euros pour 1 000 heures) et la Haute-Normandie (2269 euros) arrivent en tête.

On attend désormais davantage de précisions de la CNSA, dont l’absence mercredi a été remarquée, de même que celle de Sabine Fourcade, remplacée par sa sous-directrice à l’autonomie des personnes âgées et handicapées, Nathalie Cuvillier. De là à en conclure qu’il s’agit d’un sous-sujet…

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