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© Patrick Dagonnot - EHPA Presse

27 novembre 2014

Des médecins co en quête de reconnaissance

En ouverture de ces 12es Assises nationales du médecin coordonnateur ont été présentés les résultats de la grande enquête lancée par le Journal du Médecin coordonnateur. Un métier qui vieillit et se féminise, une absence de norme en matière de rémunération comme de temps de travail, conditions d’exercice… Tels sont les principaux enseignements de cette étude.

Presque dix ans après le décret de 2005, alors que se discutent dans les cabinets des ajustements de la fonction, Le Journal du Médecin coordonnateur s’est à nouveau penché sur les évolutions et attentes de la fonction, aux côtés des principaux syndicats, sociétés et fédérations du secteur, le SNGC, la Ffamco, la SFGG et MG-SNGIE.

Un métier qui vieillit et se féminise

De nombreux changements sont intervenus depuis la première enquête datée de 2005. Changements tout d’abord en ce qui concerne le profil des médecins coordinateurs puisqu’il est légèrement plus âgé que la moyenne des autres professions de médecine – 54 ans pour les médecins co contre 52 ans pour l’ensemble de la population médicale – et qu’on remarque sa tendance à se féminiser. On comptait une femme pour deux hommes en 2005 alors que la situation est paritaire aujourd’hui.

Sur le plan des salaires, en revanche, aucune tendance ne se dégage clairement et on observe une mosaïque de situations, reflets du flou environnant la fonction, à l’instar de 2005. Les rémunérations oscillent ainsi d’un montant inférieur à 2 000 euros nets mensuels à plus de 5 000 euros. Le salaire moyen s’établit à 2 647 euros nets par mois et à 2 500 euros pour la valeur médiane. Des données à prendre avec des pincettes car n’étant pas pondérées par le temps de travail.

Un enthousiasme collectif tempéré par un besoin de reconnaissance

A la question 29 sur ses sources de motivation – entre plaisir du métier, rémunération, complicité avec les soignants, collaboration avec la direction et temps de travail – le médecin coordonnateur choisit le niveau de complicité avec les personnels soignants de l’Ehpad en tant que première motivation. S’ensuivent le plaisir d’exercer ce métier et le niveau de collaboration avec la direction de l’Ehpad. Le niveau de rémunération et le temps de travail hebdomadaire au sein de l’Ehpad n’apparaissent qu’en dernière position.

Pourtant, les médecins coordonnateurs sont une majorité, 54 %, à penser que leur métier n’est pas assez reconnu. « Malgré son importance, votre profession connaît encore de grandes difficultés de recrutement. Ce problème, je le rapproche du manque de reconnaissance que beaucoup d’entre vous ressentent, et contre lequel nous devons agir. », a à cet égard indiqué Laurence Rossignol dans son intervention. D’où la nécessité de s’interroger sur le périmètre des missions du médecin co afin de renforcer l’attractivité de la profession (Cf article “Laurence Rossignol souhaite étendre le pouvoir de prescription des médecins co”).

L’ensemble des résultats est analysé dans le dossier spécial du dernier Journal du Médecin coordonnateur.

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